Revue de presse – Mercredi le 30 septembre 2015

Radio – Bouchard en Parle FM93 – Un pasteur baptiste de québec séquestrait et maltraitait des garçons

Radio – FM 98,5  Séquestrés dans le sous-sol d’un pasteur

Allo Police: Pasteur CLAUDE GUILLOT :Gardait, battait,affamait et abusait, des enfants dans son sous-sol !

30 septembre 2015

ENCORE UNE FOIS UNE DPJ DÉFAILLANTE

Un psychotique religieux Claude Guillot, battait, affamait et abusait physiquement d’enfant confier pars des parents irresponsables. L’enfer sous terre, à coups de poing et de malnutrition : un pasteur baptiste a battu et maltraité pendant des années plusieurs jeunes garçons qu’il gardait prisonniers dans son sous-sol, dans un quartier résidentiel de Québec.

Le leader religieux, renié par les réseaux protestants officiels, fait maintenant l’objet d’une enquête criminelle du Service de police de la Ville de Québec, a appris La Presse.Les jeunes victimes – au moins sept – lui étaient confiées par leurs parents, des fidèles de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est. Les garçons subissaient ensuite des violences et des traitements inhumains, et ne quittaient le sous-sol du logement jumelé que pour des cérémonies religieuses, «n’établissant aucune forme de contact avec le monde extérieur», selon des décisions judiciaires.

Le pasteur distribuait généreusement «des coups de poing au visage et des coups portés à l’abdomen», selon des jugements en protection de la jeunesse. Un jeune de 15 ou 16 ans a été forcé d’effectuer «8000 redressements « up-and-down » au cours d’une seule journée, sans boire ni manger». L’exercice, aussi surnommé «burpee», consiste en un push-up et un bond dans les airs. Le même garçon, qui a passé six ans dans le sous-sol du pasteur, «fut privé de nourriture pendant dix repas consécutifs».

Une autre victime a passé «plus de dix ans» auprès du pasteur. Il a expliqué avoir été puni en passant «près de 41 jours» debout face à un mur, ce qui l’a mis «dans un état d’épuisement tel qu’il présentait des vomissements». Sa consommation d’eau était rationnée à tel point que ses visites à la salle de bain devaient se faire «porte entrouverte afin qu’on s’assure qu’il ne boive pas à même les robinets».

«Esclavage» et «torture»

Ces deux jeunes ont été confiés à des familles d’accueil, leurs parents étant jugés incapables d’en assumer la responsabilité. Ils approuvaient – totalement ou partiellement – le sort réservé à leurs enfants. Un jeune homme qui s’est enfui du sous-sol du pasteur en août 2014, à l’âge de 21 ans, a qualifié sa détention d’«esclavage» et de «torture». La DPJ avait déjà ouvert une enquête sur l’un des jeunes en 2013, avant de la fermer. L’organisation jure avoir fait son travail et plaide qu’il ne faut pas interpréter son passé avec les informations dont les autorités disposent à présent.

Une voisine, qui se «doutait de quelque chose» mais qui n’avait jamais alerté les autorités, a craqué lorsque La Presse lui a révélé le sort réservé à ces jeunes qui ne sortaient virtuellement jamais de la maison.  «Je trouve ça épouvantable que je n’aie pas vu ça.» . Celui-ci n’a pas rappelé La Presse. La femme qui a répondu à l’appel acheminé à son domicile a refusé de commenter la situation.

Antécédants de «pratiques abusives»

L’Église évangélique baptiste de Québec-Est comprend un groupe très restreint de fidèles.

Gilles Lapierre, directeur général de l’Association d’églises baptistes évangéliques du Québec (AEBEQ), a indiqué en entrevue que le pasteur du groupe n’est plus membre des réseaux religieux officiels depuis plusieurs années. M. Lapierre a dénoncé les «dérives sectaires» du groupe et a comparé son leader à un «gourou». Ce dernier avait des antécédents en matière de maltraitance, selon un jugement de la Cour du Québec publié en avril dernier.

Il «a d’abord été associé à une église baptiste dans [une région inconnue du Québec] d’où il a été congédié en raison de ses pratiques abusives à l’égard de jeunes enfants et de son extrême rigidité», a écrit la juge Andrée Bergeron, le 21 avril dernier. Il s’est ensuite associé à un autre groupe, «mais il a dû, là encore, quitter le mouvement en raison de son extrême rigidité et de ses pratiques douteuses».

«Des milieux très isolés»

La DPJ avait ouvert un dossier sur la situation en août 2013, avant de le refermer. Hier, un porte-parole de l’organisation a défendu l’intervention, plaidant que les informations disponibles avaient évolué entre l’été 2013 et la fin 2014. Les dossiers liés à «des organisations religieuses qui peuvent s’apparenter à un type de secte» sont pris très au sérieux et font l’objet de «multiples interventions», a indiqué Patrick Corriveau. «Les difficultés qu’on rencontre, c’est ce que sont souvent des milieux très isolés. […] Souvent, les enfants ont été préparés à l’avance à la venue du directeur de la protection de la jeunesse.»

Selon M. Corriveau, il est «certain» que le sous-sol du pasteur avait été visité par la DPJ en 2013. «Il y a un travail très bien fait de la part des intervenants», a-t-il dit.

La Presse: Des garçons séquestrés dans un sous-sol par un pasteur

Publié le 30 septembre 2015 à 06h36 | Mis à jour le 30 septembre 2015 à 08h05

Des garçons séquestrés dans un sous-sol par un pasteur

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
La Presse

L’enfer sous terre, à coups de poing et de malnutrition : un pasteur baptiste a battu et maltraité pendant des années plusieurs jeunes garçons qu’il gardait prisonniers dans son sous-sol, dans un quartier résidentiel de Québec.

Le leader religieux, renié par les réseaux protestants officiels, fait maintenant l’objet d’une enquête criminelle du Service de police de la Ville de Québec, a appris La Presse.

Les jeunes victimes – au moins sept – lui étaient confiées par leurs parents, des fidèles de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est. Les garçons subissaient ensuite des violences et des traitements inhumains, et ne quittaient le sous-sol du logement jumelé que pour des cérémonies religieuses, «n’établissant aucune forme de contact avec le monde extérieur», selon des décisions judiciaires.

Le pasteur distribuait généreusement «des coups de poing au visage et des coups portés à l’abdomen», selon des jugements en protection de la jeunesse.

Un jeune de 15 ou 16 ans a été forcé d’effectuer «8000 redressements « up-and-down » au cours d’une seule journée, sans boire ni manger». L’exercice, aussi surnommé «burpee», consiste en un push-up et un bond dans les airs. Le même garçon, qui a passé six ans dans le sous-sol du pasteur, «fut privé de nourriture pendant dix repas consécutifs».

Une autre victime a passé «plus de dix ans» auprès du pasteur. Il a expliqué avoir été puni en passant «près de 41 jours» debout face à un mur, ce qui l’a mis «dans un état d’épuisement tel qu’il présentait des vomissements». Sa consommation d’eau était rationnée à tel point que ses visites à la salle de bain devaient se faire «porte entrouverte afin qu’on s’assure qu’il ne boive pas à même les robinets».

«Esclavage» et «torture»

Ces deux jeunes ont été confiés à des familles d’accueil, leurs parents étant jugés incapables d’en assumer la responsabilité. Ils approuvaient – totalement ou partiellement – le sort réservé à leurs enfants.

Un jeune homme qui s’est enfui du sous-sol du pasteur en août 2014, à l’âge de 21 ans, a qualifié sa détention d’«esclavage» et de «torture».

La DPJ avait déjà ouvert une enquête sur l’un des jeunes en 2013, avant de la fermer. L’organisation jure avoir fait son travail et plaide qu’il ne faut pas interpréter son passé avec les informations dont les autorités disposent à présent.

Une voisine, qui se «doutait de quelque chose» mais qui n’avait jamais alerté les autorités, a craqué lorsque La Presse lui a révélé le sort réservé à ces jeunes qui ne sortaient virtuellement jamais de la maison.

«Je trouve ça épouvantable que je n’aie pas vu ça.»

La loi nous interdit de nommer les jeunes en cause, ainsi que le pasteur au centre du dossier. Celui-ci n’a pas rappelé La Presse. La femme qui a répondu à l’appel acheminé à son domicile a refusé de commenter la situation.

Antécédents de «pratiques abusives»

L’Église évangélique baptiste de Québec-Est comprend un groupe très restreint de fidèles.

Gilles Lapierre, directeur général de l’Association d’églises baptistes évangéliques du Québec (AEBEQ), a indiqué en entrevue que le pasteur du groupe n’est plus membre des réseaux religieux officiels depuis plusieurs années. M. Lapierre a dénoncé les «dérives sectaires» du groupe et a comparé son leader à un «gourou».

Ce dernier avait des antécédents en matière de maltraitance, selon un jugement de la Cour du Québec publié en avril dernier.

Il «a d’abord été associé à une église baptiste dans [une région inconnue du Québec] d’où il a été congédié en raison de ses pratiques abusives à l’égard de jeunes enfants et de son extrême rigidité», a écrit la juge Andrée Bergeron, le 21 avril dernier. Il s’est ensuite associé à un autre groupe, «mais il a dû, là encore, quitter le mouvement en raison de son extrême rigidité et de ses pratiques douteuses».

«Des milieux très isolés»

La DPJ avait ouvert un dossier sur la situation en août 2013, avant de le refermer.

Hier, un porte-parole de l’organisation a défendu l’intervention, plaidant que les informations disponibles avaient évolué entre l’été 2013 et la fin 2014.

Les dossiers liés à «des organisations religieuses qui peuvent s’apparenter à un type de secte» sont pris très au sérieux et font l’objet de «multiples interventions», a indiqué Patrick Corriveau. «Les difficultés qu’on rencontre, c’est ce que sont souvent des milieux très isolés. […] Souvent, les enfants ont été préparés à l’avance à la venue du directeur de la protection de la jeunesse.»

Selon M. Corriveau, il est «certain» que le sous-sol du pasteur avait été visité par la DPJ en 2013. «Il y a un travail très bien fait de la part des intervenants», a-t-il dit.

La Presse: Garçons séquestrés dans un sous-sol: la police continue son enquête

Publié le 30 septembre 2015 à 10h49 | Mis à jour le 30 septembre 2015 à 10h49

Garçons séquestrés dans un sous-sol: la police continue son enquête

PHILIPPE TEISCEIRA-LESSARD
La Presse

La police de Québec continue son enquête sur un pasteur baptiste qui aurait maltraité plusieurs jeunes qu’il gardait prisonnier de son sous-sol pendant de nombreuses années, a confirmé le service ce matin.

Les forces de l’ordre ont indiqué que des policiers étaient toujours à pied d’oeuvre pour faire la lumière sur les sévices infligés aux garçons confiés au leader de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est.

Les enquêteurs «ont beaucoup de preuve documentaire à analyser. Ils doivent tracer les liens entre les preuves recueillies», a indiqué Pierre Poirier, porte-parole du service, ajoutant que «dans ce cas-ci, il y a beaucoup de choses à valider».

«Il est trop tôt pour dire s’il y aura une arrestation», a aussi dit le porte-parole.

M. Poirier n’a pas pu confirmer ou infirmer les informations de La Presse selon lesquelles une perquisition de police aurait eu lieu l’hiver dernier dans la maison du pasteur.

Selon des décisions de la Cour du Québec en protection de la jeunesse, le leader religieux battait physiquement ses pupilles à coups de poing dans le ventre, en plus de les soumettre à des exercices physiques extrêmes et à des privations inhumaines.

Il les gardait enfermés dans le sous-sol d’un jumelé d’un quartier résidentiel de Québec.

La loi nous empêche d’identifier les enfants et le pasteur en cause.

Communiqué de presse: L’AEBEQ déplore les gestes commis par le pasteur de l’Église de Québec-Est

 MONTRÉAL, le 30 sept. 2015 /CNW Telbec/ – L’Association d’Églises Baptistes Évangéliques au Québec (AEBEQ) est triste et accablée suite à l’annonce de sévices  physiques et psychologiques exercés sur des enfants par le pasteur de l’Église de Québec-Est.
Nous dénonçons et déplorons un tel comportement ignoble commis par ce pasteur envers des enfants sans défense.  Celui-ci et son Église ne font plus partie de notre Association depuis environ 15 ans. Nous rejetons tout abus de quelque nature que ce soit envers des enfants. Même si, après avoir été retirée de notre liste d’Églises, cette Église a gardé l’appellation « Baptiste » dans leur nom officiel, elle et son pasteur ne représentent pas les pasteurs et les Églises Évangéliques Baptiste de notre Association. Ces comportements ne représentent pas l’esprit et la lettre de l’évangile de Jésus que nous enseignons dans nos Églises.

De plus, nous encourageons nos Églises, depuis plusieurs années, à se doter de politiques contre les abus physiques et sexuels afin de que de tels événements n’arrivent pas.

SOURCE Interventions Stratégiques Éric Lanthier

Renseignements : Gilles Lapierre, Directeur général de l’Association des Églises Baptistes Évangéliques au Québec, 514.337-2555

Radio Canada – Enquête sur un pasteur à Québec : une grand-mère inquiète pour son petit-fils

Mise à jour le mercredi 30 septembre 2015 à 17 h 47 HAE
La grand-mère, que l'on ne peut identifier, affirme ne pas avoir vu son petit-fils depuis près de 20 ans.
La grand-mère, que l’on ne peut identifier, affirme ne pas avoir vu son petit-fils depuis près de 20 ans. Photo :  ICI Radio-Canada

Une grand-mère dont le petit-fils serait sous l’emprise d’un pasteur de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est depuis près de 20 ans se dit soulagée d’apprendre que l’homme fait l’objet d’une enquête.

« Moi, ce matin, j’étais comme une joie. Je me disais : « enfin, il va y avoir quelqu’un qui va être capable de faire quelque chose. » »— La grand-mère d’une jeune homme qui serait sous l’emprise d’un pasteur

Le Service de police de la Ville de Québec a confirmé ce matin avoir ouvert une enquête sur des allégations de séquestration et de mauvais traitements commis par un pasteur à l’endroit d’au moins sept adolescents. Les jeunes garçons auraient été maltraités pendant des années dans la résidence de l’homme.

Touchée de près par la nouvelle, une dame, qui s’est confiée à Radio-Canada, se dit soulagée. Elle affirme que son petit-fils est toujours sous l’emprise du pasteur et souligne être sans nouvelles de lui depuis de nombreuses années, malgré les tentatives de communiquer avec lui.

« Ça fait tellement longtemps qu’on est bouleversés de cette histoire, il devait avoir 10 ans [la dernière fois qu’elle a vu son petit-fils] », dit-elle.

La dame raconte que sa fille et son petit-fils ont été « entraînés » par le pasteur il y a plusieurs années, mais que sa fille a réussi à sortir de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est et à se défaire de ses liens avec le pasteur.

Il en serait autrement du fils que le pasteur couperait de tous liens avec la famille, refusant de répondre aux demandes répétées au téléphone ou à la porte de sa résidence.

« À Québec, on ne s’imagine pas que des choses pareilles arrivent! »— La grand-mère d’un jeune homme qui serait sous l’emprise d’un pasteur

Démarches infructueuses

Selon la dame, le père de l’enfant devenu jeune homme a entrepris des démarches légales pour faire sortir son fils, mais sans succès. La Direction de la protection de la jeunesse aurait aussi été contactée.

La dame affirme de plus qu’il y a trois mois, le pasteur a fait parvenir une lettre demandant à la famille de « cesser de les harceler ». « C’est un avocat que le pasteur a dû engager, qui a envoyé une lettre [à la mère] disant de cesser de les harceler, parce qu’on téléphonait, on essayait par des lettres et des téléphones », raconte-t-elle.

Si la dame dit craindre le pasteur, elle n’hésite pas à dénoncer les sévices qu’il aurait fait subir aux adolescents. Elle dit avoir bon espoir que les démarches entreprises par la police lui permettent un jour de revoir son petit-fils.

Les Églises baptistes évangéliques se dissocient du pasteur

De son côté, l’Association d’Églises baptistes évangéliques au Québec se dissocie complètement des agissements présumés du pasteur.

L’Association admet avoir déjà compté le controversé pasteur dans ses membres, mais aurait rompu tous liens avec lui il y a 15 ans. Selon le directeur général de l’Association, Gilles Lapierre, le pasteur n’a pas été dénoncé aux autorités, par manque de preuves.

« On ne pouvait pas imaginer l’ampleur de ce qu’on nous présente aujourd’hui parce que les gens ne portaient pas plainte. Si on a avait eu des plaintes officielles, c’est sûr qu’on aurait agi avec des plaintes, mais pour nous, comme association, il y avait suffisamment de malaise pour se séparer. »

Le pasteur fait l’objet d’une enquête de la police de Québec qui demande l’aide de la population dans ce dossier. Aucune accusation n’a encore été déposée.

Selon un jugement de la Cour du Québec en protection de la jeunesse rendu en avril 2015, au moins un enfant aurait été victime de sévices psychologiques et corporels tels que des gifles, coups de poing au visage et des coups portés à l’abdomen de la part du pasteur. Les enfants auraient été confinés au sous-sol sans contact avec le monde extérieur. Le pasteur présenterait des antécédents en matière de violence, selon le jugement.

Radio Canada : Adolescents maltraités : un pasteur de Québec fait l’objet d’une enquête

Mise à jour le mercredi 30 septembre 2015 à 7 h 27 HAE
Police de Québec
Police de Québec  Photo :  Carl Boivin

Le Service de police de la Ville de Québec enquête sur des allégations de mauvais traitements et de séquestration à l’endroit d’au moins sept adolescents. Les jeunes garçons auraient été maltraités par un pasteur baptiste pendant des années dans sa résidence de Québec.

Selon La Presse, les adolescents auraient été confinés dans un sous-sol où le pasteur leur assénait régulièrement des coups de poing au visage et à l’abdomen. Ils étaient aussi privés de nourriture et d’eau.

Une des victimes aurait passé près de 41 jours debout, face à un mur, alors que sa consommation d’eau était rationnée. Le jeune homme aurait subi les foudres du pasteur pendant près de 10 ans. Ces informations sont divulguées dans des jugements en protection de la jeunesse, souligne La Presse.

Des adolescents avaient été confiés au pasteur par leurs parents qui fréquentaient l’Église évangélique baptiste de Québec-Est, qui comprend un nombre restreint de fidèles. L’Association d’églises baptistes évangéliques du Québec condamne ce groupe pour ces dérives sectaires.

Le pasteur présentait des antécédents en matière de violence, selon un jugement de la Cour du Québec consulté par La Presse.

Le Service de police de la Ville de Québec se contente de confirmer qu’une enquête est en cours sur ces allégations sans préciser davantage.

Journal de Québec: Prisonniers d’un pasteur de Québec pendant plusieurs années

SARAH BOUCHER

Mercredi, 30 septembre 2015 07:01MISE à JOUR Mercredi, 30 septembre 2015 07:48

Plusieurs garçons ont été gardés prisonniers d’un pasteur baptiste de Québec pendant plusieurs années, au cours desquelles ils ont été battus et maltraités dans un sous-sol d’un quartier résidentiel de Québec, rapporte mercredi le quotidien La Presse.

Le pasteur en question est actuellement au centre d’une enquête criminelle au Service de police de la Ville de Québec.

Les sept jeunes victimes, qui ont subi un véritable enfer, ont été confiées à l’homme par leurs parents, des fidèles de l’Église évangéliste baptiste de Québec-Est jugés incapables d’assumer la garde de leurs enfants.

Les jeunes garçons ont subi des violences et des traitements inhumains en plus de ne jamais quitter le sous-sol du logement jumelé, excepté pour des cérémonies religieuses, rapporte La Presse.

L’un deux, alors âgé de 15 ou 16 ans, a été forcé d’effectuer «8000 redressements up-and-down au cours d’une seule journée, sans boire ni manger». Cet exercice, plus connu sous le nom de burpee, consiste en une extension des bras (push-up) et un saut dans les airs. En plus d’être privé de repas sur de longues périodes, le jeune homme aurait passé six ans dans le sous-sol du pasteur.

Un autre jeune garçon aurait été prisonnier du pasteur pendant «plus de 10 ans», sa consommation d’eau étant rationnée de façon sévère. Il a d’ailleurs été forcé de passer «près de 41 jours» debout face à un mur, selon La Presse.

L’une des victimes, qui a réussi à s’échapper en août 2014, a qualifié sa détention «d’esclavage» et de «torture».

En entrevue avec le quotidien montréalais, Gilles Lapierre, directeur général de l’Association d’églises baptistes évangéliques du Québec (AEBEQ), a confié que le pasteur ne fait plus partie des réseaux religieux officiels depuis plusieurs années.

L’homme possède des antécédents de maltraitance, selon un jugement de la Cour du Québec dévoilé en avril dernier.

Journal de Québec: Pasteur sous enquête: «Mon enfance a été détruite par lui et son Église»

KATHRYNE LAMONTAGNE

Mercredi, 30 septembre 2015 15:30MISE à JOUR Mercredi, 30 septembre 2015 15:46

«Il encourageait mes parents à me battre chaque fois que c’était nécessaire pour que je sois un bon Chrétien. Mon enfance a été détruite par lui et son Église.»

Ancien fidèle de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est, Elliot (nom fictif) a tout de suite su que le pasteur soupçonné d’avoir battu et maltraité plusieurs enfants dans son sous-sol ne pouvait être que le leader religieux qu’il a lui-même connu, alors qu’il était gamin.
«Il était tellement extrême. C’est carrément le gourou, il dirige tout, il impose ce qu’il faut faire à tout le monde. C’était super encadré, on n’avait aucun accès au monde externe. Quelqu’un qui est né là-dedans ne sait pas qu’il y a autre chose qui existe», lance découragé le jeune homme, aujourd’hui âgé de 25 ans et libéré de cette emprise.
Depuis 2000
La Presse révélait mercredi que le pasteur en question faisait l’objet d’une enquête policière pour avoir frappé à coups de poing et privé de nourriture plusieurs garçons qu’il gardait captifs chez lui, à Québec. Ces derniers lui étaient confiés par leurs parents, des fidèles. Privés de tout contact extérieur, ils ne quittaient le sous-sol du jumelé que pour assister aux cérémonies religieuses.

Elliot est familier avec la pratique, lui qui a connu le pasteur alors qu’il n’avait que six ou sept ans, au début des années 2000, après que sa mère et son beau-père se soient joints aux rangs de l’Église évangélique baptiste de Québec-Est. Pendant deux ou trois ans, ils ont fait deux heures de route tous les dimanches pour assister aux sermons du pasteur, à Québec. Puis, ils roulaient pendant deux autres heures pour rentrer à la maison.
«Mes parents sont un peu fanatiques, ils cherchaient toujours quelque chose d’extrême, de contrôlant. Ça leur plaisait bien ce qu’il y avait à Québec. Ils sont considérés comme extrêmes, mais ils sont moins pires que le pasteur, lui, c’était débile», lance-t-il.
Peur
Déjà à cette époque, des gamins de l’Église séjournaient chez le leader religieux. «Il avait un grand sous-sol, il leur faisait l’école à la maison, il les élevait comme un bourreau. C’était incroyable comment il les élevait. Quand tu les regardais, c’était la peur dans leurs yeux qui les faisait avancer», se souvient-il.
Il se rappelle notamment d’un jeune garçon, blême et frêle, qui résidait chez le pasteur. «On le voyait les dimanches à l’Église. Il ne parlait à personne et avait l’air d’un zombie, ses parents l’avaient confié au pasteur pour en faire un bon chrétien. Il avait des plaques, de la croute, du sang sur les mains. Il était maigre. Mais il se tenait comme un soldat et il avait à peu près six ans. Ça faisait peur.»
Son propre frère, son aîné de quatre ans, a gouté à la médecine du présumé bourreau. «Il était rebelle un peu et je l’admirais. Je voulais être comme lui, il m’inspirait. Mais quand on a commencé l’église à Québec-Est, mon beau-père avait décidé de l’envoyer passer du temps chez le pasteur. Il est revenu, un mois ou deux après, il était complètement changé. Il était un parfait Chrétien. Je ne l’ai plus jamais reconnu, j’avais perdu mon modèle», se désole-t-il.
Battu
Elliot n’a jamais été battu ou maltraité par le pasteur. Mais le mal a été fait autrement, lui qui a été frappé à maintes reprises par son beau-père, «encouragé et motivé» par les discours du leader. «Les deux ont un genre de power trip, ils voulaient tout contrôler. Mon beau-père suivait les doctrines et les exemples du pasteur», dit-il.
De ce qu’il se souvient, le pasteur lisait des versets de la Bible et les interprétait pour qu’il devienne clair que les parents devaient toujours ramener les enfants dans le droit chemin. «Et la bonne façon de le faire, c’est en nous frappant. Il parlait même des outils qu’il utilisait. Il vendait des espèces de trucs de caoutchouc pour nous frapper. Mais mon beau-père s’était fabriqué un bâton en bois», lance-t-il, résigné.
La famille d’Elliot a quitté l’Église quelques années plus tard, à la suite d’un différend religieux entre le leader et ses parents, qui se sont trouvés une autre religion «extrême». Les coups n’ont toutefois pas cessé. À 15 ans, le garçon en a eu assez. Il a fuit la maison avec son petit frère de 13 ans.
«On était supposé se faire battre encore ce soir-là et on avait décidé de se sauver, en bicycle à pédale. On n’est jamais revenu, on a pédalé pendant trois heures, on a appelé notre grand-mère qui est venu nous chercher. Elle a appelé la police et on a été placé dans des foyers d’accueil», résume-t-il.
Aujourd’hui, Elliot, athée, garde des séquelles psychologiques profondes. Il chemine toutefois. «Je suis un survivant. J’ai dû faire ce qu’il fallait pour sortir de là», termine-t-il.
Enquête se poursuit
Le Journal s’est rendu à la résidence du pasteur, dans le secteur de Neufchâtel, où l’on entrevoyait de la lumière à l’intérieur malgré les rideaux tirés et les stores baissés. Personne n’a répondu à la porte. Une femme a toutefois décroché le combiné, lorsque Le Journal a tenté de joindre le pasteur par téléphone. «Non merci», a-t-elle simplement répondu, avant de raccrocher.
L’enquête se poursuit du côté du Service de police de la Ville de Québec. «Il y a des preuves à analyser, des gens à rencontrer. C’est à suivre», affirme la porte-parole, Marie-Eve Painchaud.

Première publication 30 septembre 2015 à 17h48

À Québec, un pasteur religieux aurait enfermé et maltraité des jeunes dans son sous-sol pendant de nombreuses années. Une enquête criminelle est en cours depuis novembre 2014 à son sujet; il y aurait sept victimes.

Les parents, des adeptes de l’Église évangélique de Québec-Est, une organisation religieuse indépendante, avaient confié leurs enfants au pasteur.

On en apprend davantage sur les sévices dans un jugement de la Chambre de la Jeunesse, concernant un jeune qui a été maltraité pendant près de dix ans.

«L’adolescent recevait des corrections physiques qui consistaient en des gifles ou des coups de poing au visage et des coups portés à l’abdomen», lit-on dans le jugement.

On y lit aussi que la victime avait été contrainte de faire régulièrement de l’exercice physique excessif, et de rester en position debout du lever au coucher.

Gilles Lapierre, le directeur général de l’Association de l’Église baptiste évangélique du Québec, a raconté que sa communauté s’est dissociée du pasteur il y a quelques années en raison de ses positions trop radicales.

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Gilles Lapierre, directeur général de l’Association de l’Église baptiste évangélique du Québec (Capture d’écran TVA Nouvelles)

«On avait entendu des rumeurs, disant qu’il était contrôlant; même sa vision de discipliner était plus rude qu’on pouvait accepter… c’est ce qui nous a amenés il y a une quinzaine d’années à nous dissocier de lui», a dit à TVA Nouvelles Gilles Lapierre.

Il a qualifié le comportement du pasteur de semblable à celui d’un gourou,avec un mode de fonctionnement proche de celui d’une secte.

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